La Saint Valentin : célébrer l’amour qui vient de Dieu


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Quelle est l’origine de la Saint Valentin ?

› Chaque année, le 14 février, les vitrines se couvrent de cœurs rouges, les restaurants affichent complet et les bouquets de roses s’échangent comme des promesses. La Saint Valentin est devenue la grande fête des amoureux.

Mais derrière cette célébration parfois très commerciale se cache une histoire aux racines plus anciennes et profondes.
Pourquoi associe-t-on cette date à l’amour ?
Qui était vraiment saint Valentin ?
Et peut-on donner à cette fête un sens chrétien alors que les chrétiens ne la célèbrent pas spécialement ?

Quoi qu’il en soit, si la Saint Valentin traverse les siècles – sous des formes diverses, c’est sans doute qu’elle touche à quelque chose d’universel : le désir d’aimer et d’être aimé. Et Dieu n’est évidemment pas étranger à cela. Et il est beau de voir que notre société, déchristianisée, veut encore célébrer l’amour, même de manière un peu légère. D’ailleurs, la tendance actuelle est à la hausse des mariages. On veut encore croire en l’amour qui dure !

L’origine de la Saint Valentin : entre traditions antiques et mémoire chrétienne

Bien avant d’être une fête romantique, la mi-février était déjà marquée par des célébrations liées à la fécondité et au renouveau. Dans la Rome antique, on fêtait les Lupercales. Ces fêtes païennes invoquaient la purification et la fécondité au cœur de l’hiver, alors que la lumière commençait à revenir.

Comme souvent, le christianisme n’a pas simplement supprimé ces traditions : il les a reprises en les transformant de l’intérieur. Au lieu de célébrer une fécondité purement biologique ou saisonnière, il a mis en lumière une autre source de vie : l’amour fidèle, enraciné en Dieu.

C’est ainsi que la mémoire d’un martyr nommé Valentin s’est progressivement associée à cette date. Il a donné une signification forte à la Saint Valentin.

Qui était saint Valentin ?

Plusieurs martyrs des premiers siècles portaient ce nom de Valentin. La tradition la plus répandue évoque un prêtre romain du IIIe siècle.

Sous l’empereur Claude II, les jeunes soldats auraient été interdits de mariage, afin de rester disponibles pour la guerre. Le prêtre Valentin aurait continué à bénir secrètement des unions chrétiennes, défendant la dignité de l’amour et de l’engagement, contrevenant à l’interdit de l’empereur.

Arrêté, emprisonné, il aurait rendu la vue à la fille de son geôlier. Avant d’être exécuté, il lui aurait adressé un message signé : « Ton Valentin ».

Qu’elle soit historiquement exacte ou embellie par la tradition, cette figure nous laisse une image forte : celle d’un homme prêt à donner sa vie pour protéger l’amour fidèle. Il n’a jamais renoncé à célébrer et bénir l’amour venant de Dieu.

Et cela donne finalement à la Saint Valentin une signification et une profondeur inattendues.

La Saint Valentin est-elle une fête chrétienne ?

La Saint Valentin n’est pas une grande solennité du calendrier liturgique. Elle n’a pas le poids théologique de Noël ou de Pâques. On ne la fête pas autant que d’autres saints pasteurs, théologiens ou martyrs.

Pourtant, puisqu’on y célèbre l’amour, Dieu est présent. « Où sont amour et charité, Dieu est présent. » La première lettre de saint Jean affirme en effet : « Dieu est amour. » La Saint Valentin a donc nécessairement une résonance particulière dans le cœur des chrétiens.

Si Dieu est amour, alors tout amour véritable trouve en lui sa source. L’amour humain n’est pas une simple émotion passagère : il est participation à quelque chose de plus grand que nous. Aimer, c’est entrer, humblement, dans le mouvement même de Dieu. La foi nous appelle, non pas à dédaigner une fête qui serait devenue trop commerciale, mais à redonner ses lettres de noblesses à l’amour humain en rappelant le lien intrinsèque à Dieu.

Ainsi, même si la Saint Valentin n’est pas une fête strictement liturgique, elle peut devenir une occasion spirituelle : celle de reconnaître que l’amour reçu et donné vient d’un ailleurs.

L’amour chrétien : plus qu’un sentiment

La culture contemporaine associe souvent la Saint Valentin à la passion, aux déclarations enflammées, aux débuts exaltants. Ce qui peut la rendre un peu trop superficielle à ceux qui portent sur le monde un regard spirituel.

Car justement, l’Évangile nous apprend autre chose. L’amour véritable ne se réduit pas à un frisson. Il devient fidélité dans le temps, patience dans les épreuves, pardon dans les blessures, engagement renouvelé chaque jour, don de soi quotidien. Il est un choix qu’il faut poser à nouveau chaque jour. Le sentiment amoureux ne s’entretient que par la volonté d’aimer toujours et encore.

Aimer, ce n’est pas seulement ressentir, c’est choisir. Comme une flamme qu’il faut protéger du vent. Ou comme une promesse que l’on décide d’honorer, même lorsque l’émotion faiblit.

En ce sens, la Saint Valentin peut être une invitation à redécouvrir la beauté de l’engagement et de l’alliance. Elle est un appel, pour les chrétiens, à redire la profondeur de l’amour véritable pour rappeler que l’amour peut être plus profond que ce que la culture actuelle nous en montre.

Une image pour méditer : l’amandier qui fleurit en hiver

Une tradition symbolique raconte que saint Valentin aimait offrir une petite branche d’amandier. L’amandier est le premier arbre qui fleurit, parfois alors que l’hiver n’en est pas encore tout à fait à son terme. Ses fleurs blanches apparaissent alors que tout semble encore endormi. Il est devenu, dans la tradition biblique, un symbole de vigilance et d’espérance.

Comme l’amandier, l’amour fidèle peut fleurir au cœur des saisons froides de l’existence. Il accepte la réalité de l’hiver, et il le traverse. L’amour fidèle n’est pas facile tous les jours, mais il espère et persévère.

La Saint Valentin peut ainsi devenir une fête de l’espérance : croire que l’amour vrai est toujours possible, croire qu’il peut renaître, grandir, se purifier, même après les fragilités.

Comment vivre la Saint Valentin aujourd’hui ?

Au-delà des cadeaux et des dîners, on peut vivre cette journée de manière plus intérieure.

Voici quelques gestes simples peuvent lui redonner profondeur :

  • écrire une lettre sincère, faite de gratitude et de vérité ;
  • relire ensemble son histoire et ses promesses ;
  • demander pardon ou offrir le pardon ;
  • confier son couple à Dieu dans une prière simple ;
  • pour les personnes célibataires : confier à Dieu leur désir d’aimer et d’être aimées.

Car la Saint Valentin ne concerne pas seulement les couples installés. Elle parle à toute personne créée pour aimer, à toute personne qui attend l’amour de sa vie.

La Saint Valentin : une fête de l’amour reçu avant d’être donné

Si cette fête demeure populaire malgré les critiques, c’est sans doute parce qu’elle répond à une soif profonde. Nous sommes faits par amour et pour l’amour. Son absence et la solitude blessent le cœur de l’homme. Mais nous espérons toujours la fidélité de l’amour durable.

La Saint Valentin peut alors devenir bien plus qu’une fête commerciale. Elle peut être une occasion de se souvenir que l’amour ne commence pas par nos performances ou nos réussites. Car il est d’abord un don. Et toute fidélité humaine — fragile, imparfaite, parfois hésitante — reflète, à sa manière, la fidélité de Dieu.

Que la Saint Valentin soit l’occasion de célébrer l’amour vrai, celui qu’on puise en Dieu et dans lequel on s’engage totalement.

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