Lettre d’un parrain à son filleul baptisé à Pâques


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Mon cher filleul,

J’avais envie de t’écrire. Depuis la nuit de Pâques, l’autre jour, quelque chose demeure en moi, comme une lumière qui ne s’éteint pas. Je voulais te le partager et te dire simplement merci.

Merci de m’avoir choisi pour être ton parrain. Je ne sais pas si tu réalises vraiment ce que cela représente pour moi. Je ne te l’ai peut-être pas suffisamment dit. Ce n’est pas une fierté au sens habituel. C’est plutôt une joie profonde, en toute humilité. Celle d’avoir été témoin d’un moment si grand dans ta vie. Celle d’avoir été là, à tes côtés, au seuil de quelque chose de nouveau.

Je n’arrête pas de penser au début de la célébration. Quand l’église était plongée dans l’obscurité, dans le silence du soir. J’ai été ému quand les lumières se sont allumées. Une flamme transmise, puis une autre. Jusqu’à voir cette multitude de petites lumières dans la nuit. C’était simple, et pourtant bouleversant. À ce moment-là j’ai pensé que chacun portait quelque chose de plus grand que lui.

Et puis il y a eu le moment où je t’ai remis le cierge. Je crois que je ne l’oublierai jamais. C’est pour moi le moment le plus beau de ton baptême.

J’ai vu dans ton regard quelque chose de nouveau. Une lumière très douce, mais bien réelle. Pas une émotion passagère, mais une joie lumineuse. La présence de Dieu sans doute. C’était comme si, au fond de toi, quelque chose venait de s’ouvrir.

Je savais alors que tu étais immensément heureux, au début d’un nouveau chemin pour ta vie, avec Dieu.

Ce moment me revient sans cesse depuis samedi. Encore plus que moi, tu dois être sur un petit nuage. Profites-en.

Dans quelques temps, des questions reviendront. Parce que tout ne devient pas clair du jour au lendemain. La foi ne supprime pas les questions, ni même les doutes parfois. Quelque part, elle est juste une lumière en plus, même si ce n’est pas n’importe laquelle.

Alors je veux que tu saches une chose, simplement : je suis là, tout imparfait que je suis.

Je ne suis pas seulement là en souvenir d’un beau moment. Mais aussi pour la suite, pour le chemin. Pour continuer à t’accompagner, dans les moments de joie comme de doute.

Si tu as besoin de parler, de poser des questions, de partager quelque chose, je serai toujours heureux de t’écouter.

J’ai moi-même redécouvert beaucoup de choses en t’accompagnant. Ta démarche m’a touché, questionné, réveillé aussi. Tu m’as rappelé que la foi n’est jamais acquise, qu’elle est toujours à recevoir à nouveau, qu’il faut entretenir la vie avec l’Esprit Saint.

Alors merci pour cela aussi.

Je ne sais pas encore tout ce que Dieu fera dans ta vie. Ni même comment il continuera de te rejoindre. Mais je suis sûr d’une chose : ce que tu as vécu cette nuit-là est réel. Et cela ne disparaîtra pas.

Cette petite flamme que tu as reçue, elle doit grandir, avec ce que tu voudras bien en faire. Mais elle est là. Prends-en soin.

Et quand elle te semblera faible, souviens-toi simplement qu’elle ne vient pas seulement de toi.

Tu l’as reçue pour toujours.

Avec toute mon affection,

Stéphane

Plus de 13 000 adultes ont été baptisés dans la nuit de Pâques en France.

Le baptême est le début d’un nouveau chemin, où il faut entretenir la foi. Pour accompagner les nouveaux baptisés après Pâques (néophytes), nous proposons un parcours en ligne sur un an, le Parcours Mystagogie.

Parcours Mystagogie -Grandir dans la foi après le baptême

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